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Recruter des alternants : construire un partenariat école-entreprise qui dure

Recruter des alternants ne se joue pas au moment de la campagne d'admission, mais bien avant, dans la qualité des relations que l'établissement entretient avec les entreprises de son territoire.

Nicolas Huynh
Nicolas Huynh Publié le 21 septembre 2026
Recruter des alternants : construire un partenariat école-entreprise qui dure
Sommaire
Pourquoi le partenariat école-entreprise conditionne le recrutement d'alternants
Les quatre étapes pour construire un partenariat école-entreprise
La taxe d'apprentissage, point d'entrée sous-exploité
Les points de friction côté établissement
Structurer la relation entreprise dans un référentiel partagé
Eudonet : construire et pérenniser vos partenariats entreprises
Partenariat école-entreprise : ce qu'il faut retenir
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Un partenariat école-entreprise solide sécurise le placement des alternants, réduit la pression sur les équipes en période de rentrée et améliore la promesse faite aux candidats. Cet article détaille les quatre étapes pour le construire, les leviers souvent négligés et la façon de le piloter dans la durée.

En résumé

  • Le partenariat école-entreprise est le premier canal de placement des alternants : sans entreprise d’accueil, l’admission ne se transforme pas en inscription.
  • Quatre étapes structurent la démarche : qualifier les entreprises du territoire, formaliser l’engagement réciproque, animer la relation entre deux campagnes, mesurer et renouveler.
  • La taxe d’apprentissage constitue un point d’entrée concret dans la relation entreprise, encore largement sous-exploité par les établissements.
  • Le principal point de faiblesse est organisationnel : le fichier entreprises est réparti entre les relations entreprises, la direction de la communication et les responsables de programme, sans vision consolidée.
  • Un CRM dédié à l’enseignement supérieur permet de centraliser les contacts entreprises, l’historique des échanges et le suivi des engagements dans un référentiel unique.

Pourquoi le partenariat école-entreprise conditionne le recrutement d’alternants

Dans une formation initiale classique, l’établissement recrute un candidat. En alternance, il doit réussir deux recrutements simultanés : celui du candidat et celui de l’entreprise qui l’accueillera. Les deux dépendent l’un de l’autre, et le second est rarement piloté avec la même rigueur que le premier.

Ce que l’alternance change dans le parcours candidat

Un candidat en alternance n’arbitre pas uniquement entre des programmes. Il arbitre entre des perspectives d’entreprise d’accueil. Un établissement capable d’annoncer des entreprises partenaires identifiées, des postes ouverts et un accompagnement dans la recherche déplace immédiatement la décision en sa faveur.

À l’inverse, un candidat admis qui ne trouve pas d’entreprise se désiste. Ce désistement se produit tard dans le calendrier, une fois les places réservées, et il est coûteux : il pèse sur le taux de remplissage sans laisser le temps de le compenser.

Le partenariat, premier levier de placement

Le placement des alternants repose sur trois sources : les candidatures spontanées des étudiants, les offres remontées par les entreprises déjà partenaires et la prospection active de l’établissement. La deuxième source est la plus efficace, parce qu’elle s’appuie sur une relation existante et sur une connaissance mutuelle des attentes.

C’est aussi la plus fragile. Une entreprise qui a accueilli un alternant pendant trois ans peut cesser du jour au lendemain parce que l’interlocuteur qui portait la relation a changé de poste.

Les quatre étapes pour construire un partenariat école-entreprise

Étape 1 : qualifier et prioriser les entreprises du territoire

La première erreur consiste à prospecter trop large. Un partenariat demande du temps d’animation : mieux vaut viser juste. Trois critères suffisent à prioriser : la proximité géographique, la correspondance entre les métiers de l’entreprise et les programmes de l’établissement, et la capacité réelle à accueillir un alternant, c’est-à-dire la présence d’un tuteur disponible.

Cette qualification produit une liste courte et exploitable, qui doit être partagée. Attention : une entreprise déjà en relation avec la direction de la recherche n’est pas une entreprise à prospecter à froid par le service des relations entreprises.

Étape 2 : formaliser l’engagement réciproque

Un partenariat qui repose sur un accord verbal disparaît avec la personne qui l’a conclu. La formalisation n’a pas besoin d’être lourde : un document court qui précise ce que chaque partie apporte suffit.

▪  Côté entreprise : nombre de postes d’alternance envisagés, participation aux jurys ou aux interventions, versement du solde de la taxe d’apprentissage, présence aux événements de l’établissement.

▪  Côté établissement : présentation des profils correspondant aux besoins, point d’étape sur le parcours des alternants accueillis, visibilité dans les supports de l’école, accès aux services aux entreprises.

▪  Dans les deux cas : un interlocuteur nommé de chaque côté, et un rendez-vous annuel de bilan inscrit au calendrier.

Étape 3 : animer la relation entre deux campagnes

C’est l’étape que presque personne ne tient, et c’est celle qui fait la différence. Entre deux campagnes de recrutement, la relation ne doit pas s’interrompre, sinon elle est à reconstruire chaque année.

L’animation repose sur peu de choses : une invitation aux événements de l’établissement, un point sur l’alternant accueilli, une sollicitation ponctuelle pour intervenir devant une promotion. Ces actions sont simples mais elles supposent de savoir qui a été contacté, quand et à quel sujet. C’est précisément là que l’absence d’outil se fait sentir.

Étape 4 : mesurer et renouveler

Un partenariat se renouvelle sur des faits. Quatre indicateurs suffisent : le nombre d’alternants effectivement placés dans l’entreprise, le taux de renouvellement des postes d’une année sur l’autre, la participation aux événements et le montant de taxe d’apprentissage versé. Ces chiffres nourrissent le rendez-vous annuel et objectivent la décision de poursuivre ou de réorienter l’effort.

La taxe d’apprentissage, point d’entrée sous-exploité

Le solde de la taxe d’apprentissage est souvent traité comme une recette administrative, à réclamer une fois par an. C’est en réalité le prétexte le plus naturel pour ouvrir ou relancer une relation entreprise, parce qu’il repose sur une décision volontaire de l’entreprise en faveur d’un établissement précis.

La campagne de taxe d’apprentissage gagne à être traitée comme une campagne de relation, pas comme un appel de fonds : segmentation des entreprises selon leur historique, message adapté au lien réel avec l’établissement, remerciement et retour sur l’usage des fonds versés. Une entreprise qui sait à quoi son versement a servi le renouvelle plus facilement, et devient plus accessible pour l’accueil d’alternants.

Les points de friction côté établissement

Un fichier entreprises éclaté entre les services

Les relations entreprises, la direction de la communication, la direction des relations internationales, la fondation et les responsables de programme ont chacun leurs contacts. Une même entreprise peut apparaître plusieurs fois, avec des interlocuteurs différents et des informations qui ne se recoupent pas.

Le résultat est visible de l’extérieur : une entreprise reçoit trois sollicitations distinctes de la même école dans le même trimestre, sans qu’aucune ne mentionne les deux autres. La crédibilité de l’établissement en souffre plus que l’efficacité de la prospection n’y gagne.

Une relation qui repose sur des personnes plutôt que sur l’établissement

Quand l’historique d’un partenariat n’existe que dans la mémoire et la boîte de messagerie d’un chargé de relations entreprises, le départ de cette personne efface des années de relation. Documenter les échanges n’est pas un exercice administratif : c’est ce qui transforme un réseau personnel en actif de l’établissement.

Structurer la relation entreprise dans un référentiel partagé

Structurer la relation entreprise suppose une base partagée : une fiche par entreprise, accessible à tous les services habilités, regroupant les interlocuteurs, l’historique des échanges, les alternants accueillis, les versements de taxe d’apprentissage et les engagements pris.

Cette base conditionne tout le reste : sans elle, ni la segmentation, ni l’automatisation des relances, ni la mesure des engagements ne sont possibles. Pour aller plus loin sur l’attractivité de l’établissement, consultez notre article sur les stratégies de recrutement d’étudiants et notre analyse des tendances du marché EdTech.

Eudonet : construire et pérenniser vos partenariats entreprises

Eudonet est une plateforme CRM conçue pour les établissements d’enseignement supérieur, de recherche et de formation. Sur la relation entreprise, son intérêt tient à un point précis : entreprises partenaires, candidats, alternants et anciens élèves figurent dans la même base. Un ancien élève en poste chez un partenaire n’est plus une information à retrouver, c’est un lien déjà visible dans la fiche.

La relation cesse alors de reposer sur la mémoire d’une personne. Chaque échange, chaque engagement et chaque alternant placé sont consignés dans la fiche de l’entreprise, accessible aux relations entreprises, à la communication, aux responsables de programme et à la fondation, avec des droits d’accès définis par profil et par mission.

Concrètement, cela signifie :

▪  Une fiche unique par entreprise, réunissant les interlocuteurs, l’historique des échanges, les alternants accueillis, les versements de taxe d’apprentissage et les engagements pris de part et d’autre.

▪  Une segmentation des entreprises par métier, par proximité géographique, par programme et par historique de relation, pour cibler la prospection au lieu de la subir.

▪  Des relances et des invitations automatisées : campagne de taxe d’apprentissage, invitations aux événements de l’établissement, rappels avant le rendez-vous annuel de bilan. Sur la taxe d’apprentissage en particulier, notre livre blanc Taxe d’apprentissage : maximiser sa collecte avec le CRM détaille la méthode de campagne et le calendrier à respecter.

▪  Le suivi du cycle complet, de la demande d’information du candidat à l’inscription, puis au réseau des anciens élèves.

▪  Des tableaux de bord sur les alternants placés, le taux de renouvellement des postes et la collecte de taxe d’apprentissage, par entreprise et par programme.

Les équipes récupèrent ainsi du temps sur l’administratif pour le consacrer à ce qui ne s’automatise pas : la relation elle-même.

Partenariat école-entreprise : ce qu’il faut retenir

▪  Recruter des alternants suppose deux recrutements simultanés, celui du candidat et celui de l’entreprise d’accueil. Le second est rarement piloté avec la même rigueur que le premier.

▪  Quatre étapes structurent la démarche : qualifier les entreprises, formaliser l’engagement, animer la relation entre deux campagnes, mesurer et renouveler. L’animation est l’étape la plus négligée et la plus rentable.

▪  La taxe d’apprentissage est un point d’entrée relationnel, pas une recette administrative. Traitée comme une campagne de relation, elle ouvre la porte à l’accueil d’alternants.

▪  Un partenariat non documenté disparaît avec la personne qui le portait. Consigner les échanges transforme un réseau personnel en actif de l’établissement.

▪  Eudonet réunit entreprises partenaires, candidats, alternants et anciens élèves dans un référentiel unique, avec le suivi des engagements et de la collecte.

Le partenariat école-entreprise ne se construit pas pendant la campagne d’admission. Il se construit le reste de l’année.

Vous structurez votre relation entreprise ? Découvrez le CRM Eudonet pour l’enseignement supérieur.

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FAQ

Comment trouver des entreprises partenaires pour l'alternance ?

Commencez par exploiter l’existant plutôt que par prospecter. Les entreprises ayant déjà accueilli un alternant, versé la taxe d’apprentissage ou participé à un jury sont les plus accessibles. Le réseau des anciens élèves constitue la deuxième source : un ancien en poste dans une entreprise est un point d’entrée qualifié. La prospection à froid vient en dernier, sur une liste courte qualifiée par métier et par proximité.

Quelle est la différence entre contrat d'apprentissage et contrat de professionnalisation ?

Les deux relèvent de l’alternance mais ne visent pas le même public ni le même objectif. Le contrat d’apprentissage s’inscrit dans un parcours diplômant et concerne principalement les jeunes en formation initiale. Le contrat de professionnalisation vise l’insertion ou la reconversion et peut déboucher sur une qualification reconnue par une branche. Les conditions d’âge, de rémunération et d’aide à l’embauche diffèrent : elles sont à vérifier auprès des sources officielles avant toute communication auprès des entreprises.

Faut-il un interlocuteur unique pour les entreprises partenaires ?

Un interlocuteur nommé est indispensable, mais il ne doit pas être le seul détenteur de l’information. L’entreprise a besoin d’un point de contact identifié ; l’établissement a besoin que la relation reste lisible si cette personne change de poste. Les deux exigences se conjuguent dès lors que l’historique est consigné dans une base partagée.