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Souveraineté numérique en France : un enjeu stratégique pour les organisations

En France comme en Europe, la souveraineté numérique s’impose désormais comme un enjeu stratégique majeur. Entre la dépendance croissante aux technologies extra-européennes, l’essor rapide de l’intelligence artificielle, l’hébergement massif des données dans des clouds étrangers et les nouvelles régulations européennes (Digital Services Act, Data Act…), le sujet n’est plus réservé aux experts : il touche directement toutes les organisations.

Franck Amiot
Franck Amiot Mis à jour le 08 décembre 2025
Souveraineté numérique en France : un enjeu stratégique pour les organisations
Sommaire
Pourquoi la souveraineté numérique devient un impératif européen ?
Pressions internationales : pourquoi l’Europe doit protéger ses infrastructures numériques ?
Comment l’Europe peut renforcer sa puissance numérique ? 
Ce que signifie la souveraineté numérique pour les organisations
Comment garantir sa souveraineté numérique au quotidien ?
Comment Eudonet contribue à la souveraineté numérique en France et en Europe
Un enjeu sociétal et économique majeur pour l’Europe
Construire des communs numériques européens : une ambition réaliste
Conclusion : vers un numérique français et européen plus autonome
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En résumé :

  • La souveraineté numérique consiste à garder le contrôle sur ses données, ses infrastructures et ses logiciels pour garantir autonomie, sécurité et conformité.
  • Elle est devenue un enjeu stratégique pour la France et l’Europe, face à la dépendance aux technologies étrangères, à l’essor de l’IA et aux nouvelles régulations numériques.
  • Pour garantir leur souveraineté, les organisations peuvent agir au quotidien : choisir un hébergement en France/UE, privilégier des solutions souveraines, renforcer la gouvernance des données, mener des audits réguliers et former leurs équipes.
  • Eudonet contribue à cet écosystème en proposant une plateforme développée et opérée en Europe, hébergée en France et conforme au RGPD. Ses engagements incluent un hébergement souverain, l’absence de transfert de données hors UE, une sécurité renforcée et une conformité stricte aux exigences européennes.

Pour le dire simplement, la souveraineté numérique consiste à garder le contrôle sur ses infrastructures, ses données et ses outils numériques. Autrement dit : être capable de décider, d’agir et de protéger ses actifs informationnels sans dépendre de technologies sur lesquelles nous n’aurions pas la main.

Et cet enjeu concerne tout le monde. Les administrations publiques, par exemple, doivent garantir la sécurité et la confidentialité des données. Les associations, les collectivités ou les établissements d’enseignement supérieur, quant à eux, gèrent chaque jour des informations sensibles (données sociales, médicales, citoyennes, économiques…). Tous ont besoin d’un numérique fiable, maîtrisé et conforme aux réglementations.

Comprendre cette notion, et surtout la rendre opérationnelle, est devenu un impératif. C’est tout l’objectif de cet article : clarifier ce qu’est réellement la souveraineté numérique, en montrer les implications concrètes et mettre en lumière les leviers dont dispose votre organisation pour en faire un véritable avantage stratégique.

Pourquoi la souveraineté numérique devient un impératif européen ?

La souveraineté numérique ne relève plus seulement de la cybersécurité ou de la protection des données : elle touche désormais à la capacité de la France et de l’Europe à rester maîtresses de leurs choix technologiques. Face à des géants du cloud largement américains, à l’essor fulgurant de l’IA générative portée par des acteurs extra-européens et à la multiplication des cybermenaces, l’Union européenne a pris conscience de sa dépendance stratégique.

Cette dépendance se manifeste à plusieurs niveaux :

  • Technologique, avec des infrastructures cloud dominées par AWS, Azure et Google Cloud ;
  • Économique, lorsque l’innovation se construit sur des solutions dont le contrôle échappe aux États membres ;
  • Géopolitique, car les données hébergées hors UE peuvent être soumises à des législations étrangères (comme le Cloud Act).

Pour renforcer sa résilience, l’Europe a engagé de vastes chantiers réglementaires et opérationnels. Le Data Act encadre désormais le partage et la circulation des données au sein de l’Union, tandis que la directive NIS2 (Network and Information Security 2) impose un niveau de cybersécurité renforcé aux secteurs essentiels. Ces initiatives traduisent une volonté claire : garantir que les organisations européennes puissent s’appuyer sur un environnement numérique fiable, sécurisé et conforme aux valeurs de l’Union.

En toile de fond, l’enjeu est double : protéger les infrastructures critiques et permettre aux administrations, collectivités, associations caritatives, associations professionnelles ou encore établissements d’enseignement supérieur de développer leurs activités sans dépendre de technologies qu’ils ne contrôlent pas. La souveraineté numérique européenne n’est donc pas un concept abstrait, mais une condition indispensable pour assurer autonomie, compétitivité et continuité d’activité dans un monde de plus en plus interconnecté.

Souveraineté numérique France : 3 raisons d'une Europe numérique souveraine - Eudonet

Pressions internationales : pourquoi l’Europe doit protéger ses infrastructures numériques ?

La question de la souveraineté numérique ne peut être comprise sans prendre en compte les tensions géopolitiques qui entourent aujourd’hui le contrôle des technologies et des données. Les grandes puissances (États-Unis, Chine, Europe) mènent une véritable compétition stratégique où le numérique devient un instrument d’influence, voire de pression.

Les récentes tensions autour du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), de l’AI Act ou du DSA (Digital Services Act) illustrent à quel point la régulation européenne dérange au-delà de nos frontières. Le Transatlantic Data Privacy Framework de 2023, quant à lui, a fait l’objet de vives critiques pour son manque de garanties juridiques. 

L’extraterritorialité du droit américain en est, elle aussi, un exemple concret. Le Cloud Act et la section 702 du FISA autorisent ainsi Washington à accéder aux données hébergées par des prestataires soumis à la juridiction des États-Unis, y compris lorsque ces données appartiennent à des organisations européennes et qu’elles sont stockées sur le sol européen. Une situation jugée contraire au droit européen et déjà dénoncée par Max Schrems ou encore le député Philippe Latombe

De son côté, la Chine applique une stratégie inverse : un contrôle national extrêmement strict de ses infrastructures, de son cloud et de son industrie numérique, afin d’éviter toute dépendance technologique. Le message envoyé est clair : celui qui maîtrise ses technologies maîtrise aussi son indépendance économique et politique.

Ces déséquilibres sont notamment documentés dans le Rapport Draghi (2024), selon lequel plus de 80% des technologies numériques clés utilisées en Europe sont importées. Autrement dit, l’Union dépend largement de solutions développées hors de son territoire pour faire fonctionner ses services publics et autres infrastructures critiques.

Dans un contexte marqué par la hausse des cyberattaques, des sanctions économiques et des rivalités technologiques, l’Europe, et plus particulièrement la France, n’ont donc plus le choix : elles doivent renforcer le contrôle de leurs infrastructures numériques, sécuriser la circulation des données et réduire leurs dépendances. C’est tout le sens des grandes régulations européennes (NIS2, Data Act, DSA), qui visent à protéger un écosystème stratégique dorénavant placé au cœur de la souveraineté européenne.

Comment l’Europe peut renforcer sa puissance numérique ? 

Pour réduire ses dépendances et bâtir un écosystème numérique réellement autonome, l’Europe avance simultanément sur plusieurs fronts. Et le sujet dépasse largement le seul cloud souverain : il s’agit de construire une stratégie cohérente autour des infrastructures, de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et du cadre réglementaire. Quatre piliers structurent aujourd’hui cette ambition.

  • Un cloud plus souverain pour réduire la dépendance technologique

La question de l’hébergement des données reste centrale. En France, le 14 avril dernier, Clara Chappaz (alors ministre déléguée au Numérique) annonçait un plan ambitieux pour relancer un cloud souverain. Dans le même esprit, la création d’un Observatoire de la souveraineté numérique vise à suivre les dépendances technologiques du pays et à éclairer les décisions publiques. De quoi renforcer les capacités nationales d’hébergement maîtrisé. 

Au niveau européen, l’idée d’un EuroStack (une pile technologique européenne complète et interopérable) gagne en visibilité, notamment grâce aux travaux de la Fondation Bertelsmann. L’objectif : proposer des alternatives crédibles aux offres des géants américains et garantir que les données critiques puissent être hébergées dans un cadre pleinement européen.

  • Une intelligence artificielle européenne responsable et compétitive

L’intelligence artificielle représente désormais un axe prioritaire. Avec l’AI Act, l’Union européenne a posé les bases d’un cadre clair pour développer une IA de confiance, tout en stimulant un tissu industriel capable de proposer ses propres modèles et solutions. La France, qui compte parmi les leaders européens de la recherche en IA, renforce ce positionnement grâce à une dynamique portée par ses instituts, ses laboratoires et plusieurs acteurs privés.

L’enjeu n’est pas seulement technologique : il s’agit de garantir que l’IA utilisée par les organisations européennes respecte les valeurs de l’Union et qu’elle ne crée pas de nouvelles dépendances stratégiques.

  • Une cybersécurité renforcée pour protéger les infrastructures critiques

La directive NIS2, appliquée progressivement dans les États membres, marque une étape majeure : elle impose un niveau de sécurité élevé aux secteurs essentiels (santé, énergie, transport, administrations…). L’objectif est simple : renforcer la résilience du continent face à des cyberattaques de plus en plus fréquentes, sophistiquées et souvent liées à des enjeux géopolitiques.

La cybersécurité devient ainsi un pilier à part entière de la souveraineté numérique, indispensable pour garantir continuité d’activité et protection des données.

  • Une régulation cohérente pour encadrer les acteurs et structurer le marché

Enfin, l’Europe consolide sa puissance numérique par un corpus réglementaire unique au monde : RGPD, DSA, DMA (Digital Markets Act), Data Act, Data Governance Act. Ensemble, ces textes encadrent l’usage des données, fixent des limites aux plateformes dominantes et protègent les citoyens comme les organisations. Cette régulation, parfois critiquée hors de l’Europe, constitue pourtant un avantage stratégique : elle crée un marché numérique fiable, prévisible et aligné sur les valeurs européennes.

Les trois leviers clés de la souveraineté numérique

La souveraineté numérique repose sur la maîtrise de trois dimensions essentielles : les données, les infrastructures et les logiciels. Ensemble, elles déterminent la capacité d’une organisation (et plus largement d’un État ou d’un continent) à agir de manière autonome dans un environnement numérique de plus en plus stratégique.

1. Les données : le cœur de l’autonomie décisionnelle

Les données constituent l’actif le plus critique du numérique. Maîtriser leur collecte, leur hébergement, leur circulation et leur exploitation est indispensable pour garantir à la fois conformité, sécurité et indépendance. Une organisation souveraine doit pouvoir décider où ses données sont stockées, qui peut y accéder et à quelles conditions. C’est un prérequis pour se protéger des législations extraterritoriales, sécuriser ses activités et développer des usages avancés (IA, analytique, automatisation).

2. Les infrastructures : le socle de la résilience

Les infrastructures (cloud, serveurs, réseaux, centres de données…) sont le fondement de toute activité numérique. Sans contrôle sur ces éléments, aucune continuité d’activité ni protection efficace ne sont possibles. C’est pourquoi l’Europe investit dans des capacités d’hébergement souveraines, des réseaux sécurisés et des normes de cybersécurité renforcées (comme la directive NIS2). Disposer d’infrastructures maîtrisées, c’est réduire les dépendances et renforcer la résilience face aux pressions géopolitiques ou aux cybermenaces.

3. Les logiciels et plateformes : la capacité d’agir et d’innover

Le troisième levier concerne les logiciels, applications et plateformes utilisés au quotidien par les organisations. Lorsqu’ils sont contrôlés par des acteurs extra-européens, ils peuvent créer des dépendances durables ou exposer les données à des risques juridiques. Favoriser des solutions françaises, européennes, ou à minima transparentes, interopérables et conformes au cadre européen, contribue à préserver la liberté de choix, à soutenir l’innovation locale et à garantir un environnement numérique aligné avec les valeurs et les exigences de la France et de l’Union.

Ces trois leviers forment un ensemble indissociable : sans maîtrise des données, des infrastructures et des logiciels, aucune stratégie de souveraineté numérique ne peut être pleinement opérationnelle.

Ce que signifie la souveraineté numérique pour les organisations

La souveraineté numérique a des implications directes sur la manière dont les organisations publiques, privées et associatives fonctionnent au quotidien. Perdre la maîtrise de son environnement numérique expose à des risques concrets, qui peuvent affecter la sécurité, la performance, la continuité d’activité et même la réputation.

Découvrons ensemble les principaux impacts à connaître, avec des exemples applicables à différents types d’organisation.

La perte de contrôle sur les données sensibles

Lorsque les données sont stockées ou traitées via des technologies soumises à des législations extraterritoriales (comme le Cloud Act), elles peuvent potentiellement être consultées par des autorités étrangères.

  • Pour une administration : dossiers citoyens, données sociales, santé, registres d’état civil… leur consultation non autorisée compromettrait la confiance publique.
  • Pour une association : données de donateurs ou bénéficiaires, informations de santé ou sociales, données d’adhérents…

La dépendance technologique et les changements unilatéraux de conditions

Lorsqu’une organisation repose sur des technologies étrangères sur lesquelles elle n’a aucun levier, elle devient vulnérable à des décisions commerciales ou techniques qu’elle ne maîtrise pas.

L’exemple du rachat de VMware par Broadcom a illustré cette fragilité : certaines entreprises ont subi des hausses tarifaires, avec multiplication des prix comprise entre 3 et 12 sur les licences, mettant en péril la viabilité. 

  • Pour une collectivité : un outil de gestion des services publics dont le coût explose peut bloquer des projets essentiels.
  • Pour un organisme d’enseignement supérieur : une plateforme stratégique devenue trop coûteuse peut ralentir la transformation numérique.

La sécurité opérationnelle et la hausse des cyberattaques

Des infrastructures mal protégées, fragmentées ou dépendantes d’acteurs distants sont plus vulnérables aux attaques.

  • Dans le secteur public : attaques par rançongiciel sur des hôpitaux ou mairies, paralysant l’accueil du public ou des services essentiels.
  • Dans les associations : blocage des systèmes de gestion des donateurs ou des adhésions.

La souveraineté numérique permet de sécuriser les environnements, de maîtriser les accès et de renforcer la résilience face aux menaces.

La continuité d’activité mise en danger

Une dépendance excessive à des technologies étrangères ou non sécurisées peut empêcher une organisation de continuer à fonctionner en cas de rupture d’accès, de sanction, de panne ou de changement contractuel.

  • Collectivités : impossibilité de traiter les demandes citoyennes ou de gérer des infrastructures essentielles.
  • Associations : incapacité à maintenir les actions de terrain.

Assurer sa souveraineté, c’est garantir que l’organisation peut continuer à opérer quelles que soient les fluctuations du marché ou du contexte géopolitique.

Des risques concrets liés à l’IA et aux outils automatisés

Les IA génératives ou décisionnelles entraînées sur des données biaisées ou contrôlées par des acteurs étrangers peuvent introduire des erreurs ou altérer des processus internes.

  • Administrations : recommandations erronées dans des processus réglementaires.
  • Associations : erreurs dans l’analyse des besoins des bénéficiaires, segmentation inadaptée, communication mal ciblée.

Cas d’usage : l’ESCP Business School limite sa dépendance à un fournisseur extra-UE avec Eudonet

Avec plus de 11 000 étudiants par an répartis sur six campus européens, l’ESCP Business School devait gérer des données sensibles, segmentées et provenant de multiples systèmes. Avant la mise en place d’Eudonet, l’école utilisait plusieurs outils non synchronisés (tableaux Excel, solutions tierces, plateformes externes…), créant une forte dépendance à des logiciels qui ne répondaient ni à la complexité de l’organisation, ni aux exigences de conformité européennes.

Un environnement dispersé, difficile à maîtriser

  • Données réparties sur plusieurs systèmes non interopérables.
  • Complexité à mutualiser les informations entre les campus internationaux.
  • Besoin de sécuriser des données sensibles d’étudiants et d’alumni dans le cadre du RGPD.
  • Difficultés à adapter les outils existants aux processus spécifiques de l’école.

Cette fragmentation exposait l’ESCP à un risque accru de dépendance à des fournisseurs externes, dont certains hors UE, et à une perte de contrôle sur ses données stratégiques.

La solution : une plateforme intégrale, adaptée et maîtrisée

En choisissant Eudonet, l’ESCP a centralisé l’ensemble du cycle de vie de ses étudiants, du lycéen à l’alumni, dans une plateforme entièrement personnalisable et administrée en interne.

Eudonet a permis à l’école de :

  • Mutualiser toutes les données sur une plateforme unique, utilisée par les 6 campus.
  • Adapter les processus métier grâce à un paramétrage flexible (recrutement, masterclasses, salons, relations alumni…).
  • Garantir la conformité RGPD, essentielle pour un établissement collectant des données sensibles.
  • Supprimer la dépendance à plusieurs outils étrangers, remplacés par une suite intégrée (CRM, animation de communauté, extranet…).

Un exemple concret de souveraineté numérique pour l’enseignement supérieur

En remplaçant plusieurs systèmes propriétaires par une plateforme CRM ESR souveraine, l’ESCP réduit sa surface d’exposition aux risques liés aux fournisseurs non européens ; contrôle la qualité, la sécurité et la localisation de ses données ; garantit une interopérabilité durable entre campus et services ; et renforce son autonomie technologique tout en améliorant l’expérience étudiante et alumni.

Comment garantir sa souveraineté numérique au quotidien ?

Une démarche continue qui combine gouvernance, bonnes pratiques et sélection rigoureuse des outils : voilà ce en quoi consiste la souveraineté numérique. Chaque organisation, qu’elle soit actrice du secteur public, une association caritative, professionnelle ou d’alumni, un établissement d’enseignement supérieur ou encore un institution culturelle, peut renforcer son autonomie en mettant en place quelques principes simples et opérationnels.

Le premier réflexe consiste à choisir des solutions d’hébergement maîtrisées et conformes. Vérifiez où sont hébergées les données et sous quelle juridiction elles se trouvent. Opter pour un cloud opéré et hébergé en France, ou plus largement dans l’Union européenne, permet de garantir que vos données ne sont pas exposées à des législations extraterritoriales. C’est un élément clé pour les organisations manipulant des données sensibles : citoyens, adhérents, élèves, donateurs, membres, clients… 

Au-delà de l’hébergement, il est essentiel de s’assurer de sélectionner des solutions logicielles souveraines ou européennes. Les solutions utilisées respectent-elles les obligations européennes ? Offrent-elles une transparence sur la gestion des données ? Favorisez des outils :

  • développés ou opérés en France/en Europe,
  • conformes au RGPD,
  • interopérables,
  • et auditables.

Cela permet de limiter les dépendances technologiques et de garder le contrôle sur les environnements critiques.

Il ne faut pas non plus oublier que la souveraineté commence par une bonne organisation interne : cartographier les données (qui les produit, où elles sont stockées, qui y accède) ; définir les règles d’accès et de conservation ; catégoriser les données selon leur niveau de sensibilité ; documenter les traitements… Une gouvernance solide garantit non seulement la conformité, mais aussi une exploitation responsable de vos données, un prérequis indispensable pour des usages avancés comme l’IA ou l’analytique.

D’autre part, les cybermenaces évoluent rapidement. Grâce à des audits réguliers de sécurité et de conformité, vous pourrez identifier les dépendances non souhaitées, mais également détecter des vulnérabilités et vérifier l’application des politiques internes. Une bonne manière de confirmer votre conformité aux réglementations (RGPD, NIS2…), renforcer la résilience de votre organisation et faciliter la mise en œuvre de plans de continuité d’activité.

Dernier point et pas des moindre : formez et sensibilisez vos équipes ! La souveraineté numérique n’est pas qu’une affaire d’outils : elle dépend aussi des pratiques quotidiennes. En formant les collaborateurs à la gestion sécurisée de l’information, aux risques liés aux services numériques non contrôlés, aux bons usages du cloud et de l’IA, et à la détection des tentatives de phishing ou d’ingénierie sociale, vous réduisez significativement les risques opérationnels.

À travers ces bonnes pratiques, votre organisation construit progressivement un environnement numérique fiable, résilient et conforme au cadre français et européen. 

Comment Eudonet contribue à la souveraineté numérique en France et en Europe

Nous l’avons vu, la souveraineté numérique repose sur un principe simple : garder la maîtrise de ses données, de ses outils et de ses infrastructures. C’est dans cette logique qu’Eudonet inscrit depuis toujours sa démarche technologique.

Hébergées exclusivement en France ou en Europe, les solutions Eudonet s’appuient sur des infrastructures opérées dans un cadre juridique strictement européen, garantissant l’absence d’exposition aux législations extraterritoriales. Le code applicatif est développé et maîtrisé en interne, ce qui assure un contrôle complet sur l’évolution des fonctionnalités.

L’ensemble de la plateforme respecte nativement les exigences du RGPD, avec une gestion fine des accès, de la traçabilité et de la protection des données. Le support comme l’accompagnement sont assurés par des équipes basées en France et en Europe, ce qui renforce la transparence, la proximité et la capacité d’intervention directe.

Pour les acteurs du secteur public, les associations caritatives, professionnelles ou d’alumni mais aussi les établissements d’enseignement supérieur et les institutions culturelles, cette approche garantit un environnement numérique conforme, maîtrisé et aligné avec les standards européens. Une manière concrète de soutenir un écosystème technologique souverain, tout en offrant des bases durables pour construire des services et des innovations en toute autonomie.

Chez Eudonet, nous croyons que l’esprit de défense numérique est une responsabilité collective. Depuis 25 ans, nous accompagnons les acteurs du bien public – secteur public, enseignement supérieur, ONG – avec des solutions CRM métier conçues pour garantir leur autonomie technologique.

Renaud Sibel, Président d’Eudonet

Les engagements souverains d’Eudonet :

✅ Hébergement 100 % en France ou en Europe, sur des clouds souverains certifiés SecNumCloud, HDS, SNDS
✅ Aucune dépendance à VMWare : nous privilégions des technologies européennes ou open source
✅ Pas de transfert de données hors UE, ni direct, ni indirect
✅ Chiffrement systématique des données (transit et repos)
✅ Contrôle strict des accès, IAM avancé, journalisation complète
✅ Utilisation d’outils européens (ex : Zammad pour le support)
✅ Conformité RGPD rigoureuse et DPO dédié
✅ Tests réguliers de sécurité (pentests, audits, PRA/PCA)
✅ Formation continue des équipes à la cybersécurité et à la gestion des incidents

Ces engagements reflètent notre volonté de proposer une plateforme CRM SaaS réellement souveraine, maîtrisée et alignée avec les exigences françaises et européennes.

Nous ne croyons pas à une souveraineté imposée, mais à une souveraineté construite, ensemble, pas à pas.

Renaud Sibel, Président d’Eudonet

Un enjeu sociétal et économique majeur pour l’Europe

Le concept de souveraineté numérique dépasse la seule dimension technologique : il concerne directement la démocratie, la compétitivité économique et la capacité de la France et de l’Europe à défendre leurs valeurs dans un environnement mondial de plus en plus numérisé. Lors du lancement de l’appel à projets dédié au cloud souverain en avril 2025, Clara Chappaz a rappelé que cet enjeu implique l’ensemble des acteurs dans une démarche commune de maîtrise et de responsabilité : 

La souveraineté numérique est une cause commune. Elle engage l’État, les entreprises et les citoyens pour construire une Europe numérique plus forte, plus libre et plus souveraine. Il n’y a pas de prospérité économique durable sans souveraineté numérique.

Clara Chappaz, Ex-Ministre Déléguée chargée de l’Intelligence Artificielle et du Numérique

Pour l’Union européenne toute entière, il ne s’agit plus simplement de se protéger, mais de bâtir un écosystème capable d’innover, de coopérer et de rivaliser avec les grandes puissances technologiques. Et cette ambition prend déjà forme à travers plusieurs initiatives structurantes :

  • les clouds de confiance (Bleu, S3NS) pour l’hébergement de données sensibles ;
  • les infrastructures de calcul haute performance portées par EuroHPC ;
  • les travaux autour d’une IA européenne, adaptée aux langues, aux cultures et aux besoins du continent.

Ces projets illustrent une direction claire : renforcer des capacités partagées, réduire les dépendances stratégiques et soutenir un marché numérique plus intégré. 

L’Union européenne ne peut plus rester dans une posture défensive. Il est temps de mutualiser nos forces, en créant des consortiums publics-privés pour porter des projets structurants. Nous devons passer à l’échelle, dépasser la fragmentation actuelle et penser en communs numériques : logiciels, infrastructures, données gouvernées collectivement et alignées avec nos valeurs démocratiques.

Renaud Sibel, Président d’Eudonet

Construire des communs numériques européens : une ambition réaliste

La création de communs numériques européens est un chantier déjà engagé à travers de nombreuses initiatives concrètes. L’Union européenne développe depuis plusieurs années des infrastructures, des référentiels et des services partagés qui renforcent l’autonomie collective tout en soutenant l’innovation.

L’open data européen, par exemple, facilite la transparence démocratique et l’interopérabilité des services publics en mettant à disposition des données structurées, réutilisables et gouvernées selon des standards communs. Les clouds de confiance, portés par des consortiums publics-privés, permettent quant à eux d’héberger des données sensibles dans un cadre maîtrisé, sécurisé et conforme au droit européen. Enfin, les services publics numériques (identités numériques, plateformes de données sectorielles, solutions transfrontalières) illustrent la capacité de l’Europe à créer des outils communs au service des citoyens et des organisations.

Ces avancées montrent que la mutualisation des ressources numériques est non seulement possible, mais nécessaire pour construire un environnement technologique cohérent, robuste et durable. En mettant en commun infrastructures, données, standards et expertises, la France et l’Europe se dotent des moyens de renforcer leur souveraineté tout en soutenant un écosystème numérique compétitif et aligné avec leurs valeurs.

Construire nos communs numériques, ce n’est pas une utopie. C’est notre condition de liberté future. L’Europe doit choisir : construire ou subir. Chez Eudonet, nous avons choisi. Nous passons à l’action, et nous impulsons la collaboration.

Renaud Sibel, Président d’Eudonet

Exemples de communs numériques européens :

  1. European Open Data Portal

    → Données publiques ouvertes, interopérables et réutilisables dans tous les États membres.

  1. Clouds de confiance (Bleu, S3NS)

    → Hébergement souverain pour les données sensibles des administrations et entreprises stratégiques.

  1. IA européenne de confiance

 → Modèles développés selon le cadre de l’AI Act, alignés avec les normes linguistiques, culturelles et éthiques européennes (ex : Mistral).

  1.  EuroHPC : calcul haute performance

  → Supercalculateurs européens destinés à la recherche, à la santé, au climat et à l’innovation industrielle.

  1. Espaces européens de données sectoriels

    → Santé, mobilité, énergie, agriculture, recherche : des environnements de données partagés et régulés.

  1. Identité numérique européenne (eIDAS 2.0)

    → Portefeuille d’identité numérique harmonisé pour citoyens et entreprises dans l’UE.

Conclusion : vers un numérique français et européen plus autonome

La souveraineté numérique est devenue un enjeu majeur pour la France et pour l’Europe. Elle conditionne la sécurité des données, la continuité d’activité des organisations, l’indépendance technologique du continent et, plus largement, la capacité à préserver un modèle démocratique fondé sur la transparence, la confiance et la protection des droits.

Réduire les dépendances vis-à-vis d’acteurs extra-européens, renforcer les infrastructures locales, adopter des technologies maîtrisées et développer une gouvernance rigoureuse des données sont autant de leviers indispensables pour bâtir un numérique résilient. Cette transformation ne repose pas uniquement sur les institutions européennes : chaque organisation (publique, privée ou associative) joue un rôle clé en choisissant des solutions conformes, transparentes et alignées avec les valeurs européennes.

C’est dans cette dynamique collective que s’inscrivent les engagements d’Eudonet, dont les pratiques et les choix technologiques visent à contribuer, aux côtés des acteurs du territoire, à un numérique plus souverain, plus fiable et plus durable.

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